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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 17:52

Ce blog est en déshérence.

Depuis mon retour de Montréal, j’ai tenté de dialoguer avec Karim l’organisateur du colloque et Louise, l’auteur de « Nous ne reverrons pas Vukovar» rencontrée là-bas.

Dialogue de sourd dans les deux cas : K. n’est visiblement pas Lacanien et a encore moins entendu parler de structuralisme. Quand à L., son bouquin révèle plus ses problèmes, qu’il n’analyse la situation dans les Balkans.

Et je ne parle pas de la quantité de mails que j'ai envoyés à droite et à gauche pour un résultat dérisoire.

 

J’ai par ailleurs fait une présentation que je voulais à l’usage de gens de terrain. Mais non, ça ne passe pas ; même mon ami Janusz a du mal. Quand à TS il n’ose même plus répondre aux mails. Il est vrai que le spectre couvert est trop large, Pas facile de montrer le lien que je vois entre l’automatisme de répétition et le principe d’incertitude.

Mon ami Roger, que j’ai tant tardé à rappeler me manque cruellement.

J’espère pouvoir converger avec l’analyse décisionnelle de Janusz, histoire qu’il trouve un intérêt à notre discussion : ce ne devrait pas être trop difficile.

 

Mais je place mes espoirs ailleurs.

J’ai fait la connaissance de F. A., un prof de sociologie ici à Abidjan, et j’espère avec lui montrer quelque chose. Je pense intervenir avec lui dans quelques grandes structures africaines (gros travail de lobbying). L’intérêt tient aux problèmes spécifiques que l’on rencontre ici dans les entreprises ; il y a un champ d’étude intéressant pour illustrer mon approche qui peut également intéresser l’ethnologue.

 

Pense bête :

En lisant « l’anthropologie de Lévi-Strauss et la psychanalyse », un livre collectif, je retrouve sous la plume de Markos Zafirolpoulos, quelques rapprochements intéressants entre le « nom du père », qui serait comme le "symbole zéro" de Lévi-Strauss. C'est-à-dire, qu’il vaut par la place qu’il occupe de la même façon que le zéro marque la place d’un vide dans un chiffre.

En 1950, Lévi-Strauss se réfère à la notion de « phonème zéro » tirée des linguistes :

« … la fonction des notions de type mana est de s’opposer à l’absence de signification sans comporter par soi-même aucune signification particulière ».p.92.

Il faudra que je revienne sur cette idée que les échanges se font pour compenser une dette éternelle. Comme les femmes s’échanges dans la tribu ; et la circulation entre les clans se poursuit sans fin, mais les petits enfants reviennent toujours dans le clan du grand père (je vais vite). Bref ce « mana » qui s’échange ainsi sans fin, c’est un peu comme notre énergie : sans accident c'est-à-dire, sans heurt, il y a comme un éternel retour. Autrement dit, je suis parti du principe de répétition au ras des pâquerettes, dans le rapport au Réel, mais il est toujours là au niveau symbolique. On doit pouvoir y voir également quelque chose comme la loi du Karma pour les indous ; ou l’éternel retour de Nietzche.

Ce qui incidemment me ramène à des réflexions que je m’étais faites il y a déjà quelque temps, concernant ce symbole ultime de dieu pour lequel nous ne pouvons jamais trancher entre son existence et sa non-existence.

Ce serait mon mythe zéro.

 

A par cela, j’espère pouvoir m’activer prochainement, pour précisément échapper à cet éternel retour qui commence à me les briser menues.

 

Hari

Par Hari Seldon - Publié dans : sciences humaines
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Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 19:26

Toujours en essais sur Google.

Je teste le transfert sur ce blog de ma présentation à Montréal.

La difficulté tient à l'utilisation intensive que j'ai fait des transitions entre diapos, qui n'est pas conservée sur Google.

Donc : présentation

(Une fois chargé, faire down load pour voir quelque chose, c'est pas simple !)

Les commentaires ne sont pas accessibles, il faut se reporter au papier écrit à cette occasion, même s'il ne suit pas tout à fait le diaporama.

 

J'attire l'attention sur la dernière diapo, qui illustre selon moi le fait que le schéma en L de Lacan doit être "amélioré", car la circulation entre les pôles S & A  ne se fait pas au même rythme qu'entre les pôles a et a'.

C'est en particulier pourquoi je ne l'assimile pas au schéma sénaire d'Abellio, ce qui serait un contresens.

Ce qui me conforte encore dans ce que j'ai imaginé depuis un certain nombre d'années: l'analyse décisionnelle de Janusz est un schéma orthogonal à la représentation en niveaux hiérarchiques distincts de schémas sénaires; car il y a une circulation, donc une transformation d'énergie dans l'analyse décisionnelle, que l'on ne retrouve pas dans Abellio, dont la structure est purement synchronique.

Il y a aussi ce schéma de l'impulsion présenté par Lacan, qui me fait irrésistiblement penser à la montée / descente qui ressort d'une action mythique; il s'agit bien là encore de changement de niveaux et d'échanges énergétiques, ou bien ? (expression ivoirienne).

Janusz, où es-tu, il y a encore du boulot à abattre!!!

 

  En ce qui concerne les documents Google, je reste sur ma faim: il faudrait en fait abandonner Office et tout ce qui a déjà été écrit, pour travailler directement en réseau avec Google, avec des outils moins performants; pas glopp du tout.

 

Hari

Par Hari Seldon - Publié dans : sciences humaines
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Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 11:48

Je profite du calme à Abidjan, entre la Toussaint et la Tabasqui (ici nous sommes très œcuméniques question fêtes religieuses!) pour tester de nouvelles fonctions sur Google.

En particulier la possibilité de faire des liens vers des tableaux type Excel ou des présentations type Powerpoint.

Je joins donc un tableau que je m'étais fait pour vérifier les dires de Lacan, concernant le fait suivant:

Il suffit de construire un symbole pour qu'automatiquement, des règles non voulues viennent limiter les possibilités de circulations entre signifiants.

Il s'agit, à partir de tirages aléatoires 0/1, de construire 3 symboles:

a = 000 ou 111

c = 010 ou 101

b = tous les autres cas (odd ou boiteux ou "assymétriques")

Sur le tableau, il suffit de tapper "enter", pour faire à chaque fois une centaine de tirages. En cliquant à la chaîne, on a un film qui montre bien que des configurations sont impossibles:

Par exemple les suites "aac" ou "aba".

Ce petit tableau rend la chose plus facilement appréhendable que les longs développements topologiques du maître, qui endorment ceux qu'ils ne fascinent pas...

Je vais explorer d'autres possibilités.

A+

Hari

 

Par Hari Seldon - Publié dans : sciences humaines
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Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 10:25

Où ai-je la tête ?

 

J'ai toujours l'esprit d'escalier.

Hier, dans ma dernière note, en parlant des peuples qui, lorsqu’ils se révoltent contre leurs dirigeants jugés trop tyranniques se recentrent sur des formes culturelles acquises de longue date (il faudrait préciser ce qui est « long » en la matière) par suite d’un automatisme de répétition ; j’ai complètement zappé la classification des différents types de gouvernements qu’à établie Abellio, à l’aide de la structure sénaire.

Il faudrait donc voir comment s’effectue le passage d’un type de gouvernement à l’autre (ce que ne fait pas Abellio) : modèle impliquant 2 ou 3 niveaux sénaires (à vérifier), pour décrire cette évolution.

    1.  La forme canonique doit permettre de décrire les conditions du changement.
    2. L’automatisme de répétition devrait permettre une prédiction sur le sens de cette évolution.

    Ceci devrait fournir une grille de lecture, à vérifier sur le terrain. S’il y a prédiction est vérifiable, la théorie devient falsifiable, on rentre dans le dur.

     

    Pense bête:

      1. Un mécanisme à 2 niveaux où le peuple en question serait en position ex-ante, serait soit une action symbolique soit une manipulation imaginaire (cf structure de l'hypnose).
      2. Un mécanisme à 3 niveaux permet une manipulation symbolique.

      Il y a en fait plusieurs chemins possibles, mais qui doivent aboutir, malgré tous les détours imaginables, aux types de gouvernements mis en structure par Abellio.

       

      Comme vous le voyez, ça ce précise.

       

      Bonne journée

      Hari

      Par Hari Seldon - Publié dans : sciences humaines
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      Mardi 1 novembre 2011 2 01 /11 /Nov /2011 17:35

      Bon, ça, c'est fait.

      Le colloque avait cette ambition de faire se parler des gens venus d'univers intellectuels divers et variés.

      Le mixte était là, les communications aussi, trop nombreuses pour tout dire. Pas suffisamment de temps pour réellement dialoguer ou avancer ensemble.

      Le plus intéressant fût sans doute dans les temps morts, les repas par exemple.

      Plusieurs choses:

      - difficile de discuter avec un psychanalyste hors de sa pure spécialité. Il y avait longtemps que j'avais rencontré des gens aussi éloignés de toute référence scientifique; et aussi prévenus contre une approche "scientiste" (dixit) d'un corps constitué imaginaire qui serait "les scientifiques" façon Jules Vernes.

      - L'urgente nécessité de travailler sur la relativité des concepts tels que "Réel" et "Symbolique" pour rationnaliser et rendre possible un dialogue entre psys et physiciens.

      - L'évidence qui c'est faite pour moi d'une congruence entre l'incertitude quantique et l'incertitude en sciences humaines due simplement à la proximité {Observateur - Acteur - Sujet} / Objet. Il y a correspondance entre la décohérence des physiciens et l'intrication Je/autre qui se révêle aux psys dans leur pratique; à la double torsion près qu'à mis en évidence Lévi-Strauss dans la forme canonique des mythes.

       

      Le plus important sans doute est la rencontre d'un champ possible de mise en pratique; des leçons à tirer d'expériences diverses. il faut que j'y réfléchisse. A ce titre, je vais reprendre contact avec un ami ivoirien, qui fait/ enseigne l'anthropologie à Abidjan.

      L'idée à creuser tourne sans doute autour de l'automatisme de Répétition.

      Louise Lambrichs, que j'ai rencontrée à Montréal en parle dans son livre "Nous ne verrons jamais Vukovar" (que je dois lire).

      De son côté Karim s'intéresse à l'utilisation des concepts de la psychanalyse pour l'étude des sociétés, en particulier, concernant le mouvement actuel dans les sociétés arabes.

      Quant à moi, je dois pouvoir profiter de ma situation géographique pour m'intéresser au fait suivant: alors que les tunisiens ont déclenché un vaste mouvement, les ivoiriens sont plus que spectateurs de leur propre destin: pourquoi?

      Pour répondre, il me semble que l'automatisme de répétition doit avoir son utilité.


      Quand à l'évolution récessante de la Tunisie et l'émergence d'un parti islamiste; la solution ne doit pas être difficile à mettre en évidence par l'utilisation de ce même principe (et de la formule canonique, bien sûr).

      La question qui se pose est celle-ci: la révolution s'est constituée en déboulonnant Ben Ali; c'est à dire en cherchant un "Ben Ali -1". Et si j'inverse pour le nier tout ce qu'est Ben Ali, il faut remettre en cause malgré tout l'émancipation des femmes, ainsi qu'une certaine "modernisation" de la société. Dans ces conditions, à quel modèle se référer si ce n'est à l'islam?

      Même causes même conséquences qu'en Iran: qui à émancipé les femmes et modernisé la société iranienne, si ce n'est le Shah? Dans ces conditions, pas étonnant que le "Shah -1" qu'est Komeni ait ramené l'islam dans ses basques. Le mouvement communiste du début n'avait aucune chance, car lui aussi, comme le Shah était trop "neuf".

      Bref, je vois dans tout ceci la possibilité de faire un travail intéressant; basé sur une expérience très large et non culturellement focalisée sur notre Europe Judéo / Greco- Romaine.

       

      A part cela, j'ai eu un coup de blues dimanche dans le train.

      En repensant à tout ceci, je me suis dit qu'il serait temps de reprendre sérieusement contact avec Roger Goglu, mon binôme de taupe, que j'avais de si près tenu. Nous marchions tellement de conserve (et de concert) que j'ai le souvenir d'un blanc de 5 mn dans une conversation, que nous avons bisé simultanément avec la même idée émise en même temps. Je l'avais relancé lorsque j'étais à Caen pour que nous fassions ensemble une thèse commune.

      Après un article dans "Les Techniques de l'Ingénieur", et cette présentation publique à Montréal, il me semblait temps de renouer, car avec lui le dialogue était fluide, rapide: nous étions en phase. J'espérerais qu'il m'aiderait à formaliser les concepts auxquels je suis arrivé à présent.

      En particulier pour développer l'aspect fractal et utiliser les groupes de renormalisation. Il s'était un peu loupé dans notre thèse en présentant la représentation pas les structures sénaires comme une base de filtres, mais maintenant était venu le temps de s'y remettre.

      Bref au moment qui me semblait opportun pour renouer un dialogue qui fût si serré, j'apprends que mon ami d'enfance est décédé le 03/03/2011.  Tandis que depuis 3 jours nous étions saufs dans un pays en ébullition, il décédait d'un cancer dans un pays tranquille.

      C'est le troisième cette année: d'abord Philippe Moine, mon Frère pour tout dire qui fût et resta un avocat plein d'avenir, pour terminer à Montbart, au pied des ses vignes. Nous nous comprenions bien, et me souvenant de lui, je constate que je n'ai pas plus que lui exprimé à ce jour ce que j'avais dans les trippes: là encore dialogue tronqué.

      Ensuite Etienne Nagy. Je me souviens encore d'avoir reçu dans ses ateliers mon premier client de Serma Industrie: à qui je vendis 8 robots de palettisation, sans savoir comment les faire (mais ils le furent et marchent encore 20 ans après), sans argent, sans locaux, sans équipe, bref à poil. Que dire encore de l'expédition à Budapest pour y ouvrir clandestinement un atelier !

      3 amis, 3 dialogues inachevés, courre camarade le temps est derrière toi.

      Que sont mes amis devenus
      Que j'avais de si près tenus
      Et tant aimés
      Ils ont été trop clairsemés
      Je crois le vent les a ôtés
      L'amour est morte
      Ce sont amis que vent me porte
      Et il ventait devant ma porte
      Les emporta

      Ce n'étaient pas mécréants destinés au bûcher, bien sûr, mais j'ai cette complainte en tête; allez savoir pourquoi...

       

      Sur ce, je vous quitte: tea time break, au son du muezzin qui appelle à la prière.

       

      Hari 

      Par Hari Seldon - Publié dans : sciences humaines
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      Dimanche 18 septembre 2011 7 18 /09 /Sep /2011 02:00

      Je n'ai pas oublié ce blog, j'ai simplement poursuivi une autre voie: un livre en gestation.

      Ecriture à Abidjan depuis décembre dernier. Nous avions un studio avec Virginie, au-dessus du Rallye. Emploi du temps réglé comme du papier à musique: Virginie au Calao le matin, tandis que je descendais au Rallye, écrire devant mon café; un double.

      Jusqu'au premier avril: studio dévasté, transfert en VAB au BIMA, 15 jours de camping. Ensuite, 8  jours ici, 15 jours là, avant de revenir en France.

      Retour à Abidjan pour moi début août tandis que Virginie faisait face à bien des difficultés. Nous nous croisons, fin juillet à Abidjan, elle repart en France tandis que j'investie notre nouvel appart, en face de Marrouche, à l'angle des rues P. et M. Curie et du docteur Blanchard. J'y passe le plus clair de mon temps à lire, relire et polir ce que j'ai écris.

      Je pense être allé au bout de ce que je pouvais; et cela commence même à être lisible.

      Maintenant, il faut entrer dans l'arène.

      Il est temps, après plus de trente ans de préparation!

      J'ai fatigué mes amis à leur faire lire des brouillons sans queue ni tête; il me faut  maintenant discuter sérieusement, tester les idées auprès de spécialistes. Bref, entrer dans la cours des pros avant de trouver un éditeur.

      J'ai l'intention de commencer par un colloque à Montréal (voir ici) fin octobre: psychanalystes, ethnologues et  physiciens; bref tout le panel qui m'intéresse.

      Il faudrait que je profite de mon passage à Paris pour avoir d'autres rendez-vous. Peut-être avec Scubla à Polytechnique, et aussi au CNAM.

      Bref, ce n'est plus le moment de gamberger, mais d'agir. La fenêtre est étroite, car je n'aurais pas le temps ni les moyens d'une seconde tentative.

      Voilà, vous avez les grandes lignes.

      La suite ensuite.

       

      Souhaitez-moi bonne chance...

      Hari

       

      Par Hari Seldon
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      Mardi 31 mai 2011 2 31 /05 /Mai /2011 22:37

      Pour faire un apologue moderne, on pourrait die qu’au stade anal / oral, l’enfant a pu développer une image de lui comme un intérieur (stable) s’opposant à un extérieur (changeant), avec lesquels il a des échanges sporadiques, mais répétitifs. Cette image du tube est une généralisation de la sarbacane ou de la pipe que l’on rencontre dans les mythes indiens. Les limites de cette représentation viennent de la séparation intérieur / extérieur qui génère souffrances et frustrations, frottements dans la zone de contact avec ce «Père», qui dans cette période représente typiquement l’ «Autre». Pour réconcilier ces contraires, le travail symbolique consiste à effacer la différence entre intérieur et extérieur en tordant ce tube Imaginaire pour en faire une bouteille de Klein Symbolique.

        klein.jpg

      Ce jeu constitutif du sujet auquel participent l’enfant et le Père, solution symbolique d’une dialectique entre intérieur et extérieur, peut se mettre sous la forme canonique suivante:

      F Extérieur(Père) : F Intérieur (enfant) ::

      F Extérieur(enfant) : F Père-1(intériorisé)

      Le membre de gauche Fx(a) : Fy(b) pose le problème: «quel rapport y a-t-il entre l’image du Père, ce qu’il m’est accessible de lui (le petit a de Lacan) et mon sentiment intime d’exister, qui est le «Je» moteur de mon être »

       Avec l’élément Fx(b), la question est complètement exposée :

      « Si le «Moi» du sujet  est  comme l’image de mon Père, d’où vient mon sentiment d’exister ? »

       

      La réponse tient là aussi à une double inversion appliquée sur le dernier terme:

      F Père-1(intériorisé)  = J’existe de ne plus être mon Père

       

      • Père-1: représente la mort symbolique de l’image du Père, le passage d’élément au rang de fonction indique que la mort même du père est en soi le principe actif de la transformation,
      • intérieur : le passage de la fonction «intérieur» au rang d’élément est constitutif du «Je» au niveau symbolique. La stabilité de l’intérieur ainsi cristallisé en élément repérable est l’essence même de mon existence.

      Tuer le Père en nous est un acte symbolique qui n’implique pas le passage à l’acte, une action réelle et sanglante. Il importe beaucoup d’éviter tout contresens: il ne s’agit pas ici d’accepter la violence comme une fatalité, mais simplement de reconnaitre un processus symbolique en action, derrière des actes que l’on peut par ailleurs réprouver ou même devoir combattre. Cette mise en garde étant faite, force est de constater l’universalité du recours à un processus symbolique pour dépasser des contradictions, pour initier une étape dans un développement.

      Même parmi les bouddhistes, les plus pacifistes qui soient, Lin-Tsi, maître chinois qui vécut sous la dynastie des T’ang au IXème siècle a pu s’exprimer ainsi : «si tu rencontres le Bouddha, tue le Bouddha». Il signifiait par là que le bouddhisme invite à faire une expérience, entreprendre une transformation personnelle et non à suivre un enseignement délivré par un maître. Il n’est pas question de rester dans la posture de l’élève mais de devenir soi-même son propre maître; ce qui consiste peu ou prou à changer de niveau. La transformation en question étant indicible par le maître dans le langage de l’élève, il ne peut en rapporter que des images changeantes adaptées au niveau d’écoute de l’élève, c’est ce dont on parle en disant que Bouddha fait tourner la roue du Dharma.

      La formule lapidaire de Lin-Tsi vient donc confirmer qu’il s’agit d’une transformation symbolique de l’élève par un processus mythique, d’une initiation, impliquant le meurtre symbolique du Père, Bouddha en l’occurrence, pour atteindre à la l’état d’éveillé (de bodhisattva). Il ne s’agit en aucune façon d’une pratique prescrite ou d’un but recherché, mais le simple constat d’une nécessité logique de l’ordre de la tautologie: s’il est pleinement éveillé à l’instar de Bouddha, alors le bodhisattva est libéré de Bouddha lui-même.

       

      J'avoue ne pas être mécontent de celle-là ;)

      Au plaisir,

      Hari

      Par Hari Seldon - Publié dans : sciences humaines
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      Mercredi 13 avril 2011 3 13 /04 /Avr /2011 14:53

      L'effacement de Dieu

      Nous voici au BIMA, depuis le jeudi 1er avril, drôle de poisson.

      Sains et saufs, c’est le principal, mais depuis je n’arrête pas de me reprocher de n’avoir pas été suffisamment prêt. En fait, nous vivions avec une menace vague sur nos têtes, mais au quotidien, tout était tranquille, alors nous n’étions pas réellement prêts.

      J’avais bien vu une planque pour mettre nos affaires, et Virginie, avait l’habitude en sortant de notre chambre de boucler rapidement nos biens les plus précieux dans la plus grande valise, mais au moment d’introduire celle-ci dans la planque, ça coinçait de partout et faute de temps pour l’en extraire lorsqu’un militaire est venu nous chercher pour partir dans un VAB, nous ne savons toujours pas à l’heure actuelle, si nous sommes passé au travers des gouttes, ou si toute a été découvert et pillé. Dans ce dernier cas, nous n’avons plus de papiers, Virginie est sans les bijoux auxquels elle tenait et notre magnifique appareil photos vie sa vie.

       

      Bref, c’est une bonne occasion d’apprendre à se passer des biens de ce monde.

      Pas trop de peur, pendant un défilé ininterrompu de visiteurs qui a duré plus d’une heure, sauf à un moment donné lorsque deux d’entre eux particulièrement excités nous ont réellement menacés. Heureusement, ils étaient dans l’urgence, et la foule même faisait tampon : ils étaient là pour prendre ce qu’ils pouvaient, pas réellement contre nous.

      Si j’ai le malheur de dire en loge que les africains en sont au stade de la cueillette, je vais encore passer pour un abominable facho, et pourtant…

       

      J’ai un vieux démon, qui je pense me sert d’excuse pour ne pas achever mon livre: j’ai toujours pensé que je ne survivrais pas à sa parution, et je me suis dit que j’en avais trop fait, que je m’étais avancé un peu trop loin dans sa rédaction.

      Mais, bon, je suis malgré tout assez content de l’avancée que j’ai faite depuis trois mois passés ici.

       

      Je peux bien confier à ce blog ce que je ne pourrais jamais écrire dans ce livre que je voudrais destiner à poser les bases de ce que Lévi-Strauss appelait de ses vœux : un théorie de l’ «entropologie».

      Je suis particulièrement étonné d’avoir pu indiquer, baliser, sinon démontré, que les deux extrémités de cet axe entropique qui traverse notre système de représentation indique d’une part que le point limite entre l’Imaginaire et le Réel, c’est la représentation de l’objet quantique, et d’autre part que la limite entre les domaines Imaginaire et Symbolique, passe par une opération très spécifique, que Lévi-Strauss a représenté par la forme canonique des mythes.

      Il en découle beaucoup de choses, que j’ai écrites, et d’autres que je dois taire, pour garder un minimum de crédibilité :

      D’une part c’est que les objets symboliques ont beaucoup de points communs avec les objets quantiques. Par exemple, ils ne sont pas définis par une valeur figée, mais par un système duquel ils se détachent. Le monde qui nous est familier, macroscopique pour faire court, est en fait un cas particulier. Notre système de représentation brise la symétrie des objets et c’est dû à la nécessité de discerner les objets de leur environnement, et donc, par nécessité, de pratiquer des coupures dans le Réel (qui induisent des paradoxes Imaginaires, que nous résolvons Symboliquement).

       

      Mais je veux ici vous amener à l'autre bout de l'Imaginaire, dans le domaine Symbolique.

      J’ai utilisé la forme canonique des mythes pour décrire l’effet thérapeutique de la cure psychanalytique, et en particulier le rôle du psy dans celle-ci.

      Ce qui m’amène à reconsidérer le dire de Lacan : «Je est un Autre» ; illustrant ainsi (mais pas uniquement sans doute) que Je est le produit de sa culture (les noms du Père etc…). L’emploi de la forme canonique m’incite alors à écrire, au fil de la plume pour ainsi dire, que ce diptyque Je/Autre forme les deux faces Imaginaires d’un unique Symbole (comme le Yin et le Yang par exemple).

       

      Vient alors la question ultime, qu’en bon français athée par vocation et frangin par adoption, je ne peux pas réellement me poser : «Et Dieu dans tout ça ?»

      Et bien, j’y vois là encore la trace imaginaire d’une nécessité logique que l’on pourrait poser sous une forme bien familière : «To be or not to be». Ce qui me ramène à un article de ce blog, que j’avais écrit il y a bien longtemps à ce propos.

      L’autre facette Imaginaire, complémentaire de cet être omnipotent, omniprésent et omni tout, ne serait autre que la vacuité bouddhiste.

      Autrement dit ces deux attitudes religieuses seraient les facettes complémentaires, (le tout ou le rien) d’un ultime Symbole qui serait «Exister et ne pas exister».

       

      Après ceci, que faire sinon tirer l'échelle ?

       

      PS: pour poster cet article, j'ai du attendre de sortir du BIMA, donc, avec un léger décalage.

      De plus c'est l'heure du péro, que demander de plus ?

      A+

      Hari

      Par Hari Seldon
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      Lundi 3 janvier 2011 1 03 /01 /Jan /2011 02:30

      La solution est extrêmement  simple: pour  qu’un voyageur puisse être ici et là-bas en même temps, il suffit qu’il soit dans un état quantique, comme ce nouveau dispositif que l’on vient de fabriquer cette année.

      Maintenant, y arriver sera une autre paire de manches. Tout ce que l’on peut dire, c’est que le voyageur en question sera dans un état de très basse énergie, si  basse sans doute, que son corps ne sera pas du voyage, qu’il s’agira d’un voyage par l’esprit.

      Or, il est à parier que, pour atteindre un tel état, l’esprit du voyageur devra être particulièrement calme...


      Vous y êtes, maintenant ?


      J’ai bien peur que pour voyager loin il ne faille se faire Bouddha et contempler la vacuité de son être.

      Je crois avoir enfin trouvé quelle voie explorer…


      Sur ce, je vous souhaite à tous une excellente année 2011.


      Hari

      Par Hari Seldon - Publié dans : science fiction
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      Mercredi 29 décembre 2010 3 29 /12 /Déc /2010 20:25

      Quelques notes en vue d'un hypothétique ouvrage...

       

      1/ Dans «Tristes Tropiques», Lévi-Strauss présente l’organisation urbaine du village comme une représentation de l’organisation sociale.

      Les cases des familles sont disposées en cercle, autour de la maison des hommes.

      Le groupe est en fait formé de deux sous-groupes (les Cera et les Tugaré), occupant chacun un demi-cercle coupé par un axe parallèle au fleuve (axe est/ouest). Les hommes se marient avec une femme du groupe complémentaire, et traversent la ligne de séparation, pour vivre dans la maison de la femme.

      Sur un plan supérieur, il y a une dualité orthogonale entre deux groupes de morts (opposition entre amont et aval du fleuve).

      A noter la place centrale de la maison des hommes, flanquée de l’espace de danse, uniquement réservés aux hommes.

      A noter la position externe, périphérique, de spectatrice des femmes, et la circulation des hommes. Opposition duale entre principe actif et passif.

      Enfin, pour représenter l’axe entropique, 2 personnages particuliers font le lien avec l’univers. D’une part, celui qui est lié aux forces naturelles, le bari, il est attaché à la multiplicité (il ne jette rien de ce qu’il produit, ses ongles, etc… Son âme, après sa mort, s’ajoute à celle de ses devanciers et des forces naturelles), et l’intercesseur d’avec les âmes des morts (c’est le « maître du chemin des âmes » ou «aroettowaraare»). Les âmes, après la mort, s’agglomèrent entre 2 groupes complémentaires. Donc multiplicité d’un côté, regroupement en 2 entités complémentaires de l’autre.

      En termes d’énergie / entropie :

      •    - La mort d’une personne, qui est une agression faite par la nature à la société des hommes, créé une dette qui doit être compensée par une chasse funèbre, c’est le premier volet des funérailles. C’est le «mori» du défunt.
      • - Le second, c’est l’incorporation de l’âme du défunt à celle des ancêtres.
      • - En résumé : les bororo compensent l’énergie (mori) perdue en empruntant à leur milieu, et d’autre part, en accédant au village des morts, il y a diminution d’entropie.

       

      Comme pour la culture chinoise, nous pouvons facilement symboliser toute cette organisation à l’aide de la structure absolue.

       

      2/ Ces opérations de rapprochement que je fais sont destinées à «donner du sens» à la structure absolue, il s’agit de métaphores. Donc nous tentons par là d’accrocher à la structure absolue une valeur de symbole : c’est alors plus qu’un schéma (domaine de l’imaginaire). Nous pourrons, ce faisant, nous l’approprier au niveau symbolique, pour représenter la diversité de nos expériences, comme l’alphabet permet de tout écrire, comme le yin king, comme l’arbre sephirot.

       

      3/ Dans une note je parle de l’opposition entre métonymie et métaphore et remarque que l’évolution culturelle passe de la métaphore à la métonymie (Les mots et les choses), alors que le développement de l’enfant suit le sens inverse (Lacan). En fait, il manque une perspective à cette remarque : la métaphore est de l’ordre du symbolique, tandis que la métonymie est de l’ordre de l’imaginaire.


      J’explique : les symboles sont ambivalents, comme une écriture, il importe donc qu’ils puissent dénoter un maximum d’images. Leur richesse se mesure à la richesse, à la quantité, d’images qu’ils peuvent évoquer, illustrer, repérer, transcrire, transmettre. Il y a une notion de rendement (donc d’entropie) là-dessous.

      Par contre, la science, qui a éclos à la fin du Moyen Age, à une période justement appelée « Renaissance », a fait table rase des symboles très chargés utilisés jusqu’alors, pour aller voir directement la « Nature ». Il s’agissait en premier lieu de taxinomie, c'est-à-dire de faire des tableaux de ce que nous offrait la Nature, au sens le plus littéral du terme, de s’en faire des « images ». Il y a donc, du Moyen Age à la Renaissance, passage d’un plan symbolique à un plan imaginaire, et l’on cherche ainsi à se rapprocher du Réel. La science n’est pas métaphorique, mais cherche à reconstituer des concepts à partir d’éléments observés : elle est métonymique.

      Dans cette perspective, le structuralisme peut être vu comme une tentative pour repasser au niveau Symbolique : retenir des représentations développées par la science des structures, en nombre le plus limité possible, aptes à transcrire de façon concise les images en notre possession.

      Il y a du niveau imaginaire au niveau symbolique, une dialectique, une respiration : c’est à partir de l’imaginaire, à force de répétitions, que se constituent des symboles, qu’un sens s’en dégage, et ré imprègne, à posteriori les images dont ils émanent.

      Le meilleur exemple de cet aller-retour entre plans symbolique et imaginaire est peut-être le tableau périodique de Mendeleïev.  Je vous laisse juge de l’économie réalisée par la représentation des éléments de la nature dans ce tableau par rapport à tout ce qu’un alchimiste pouvait savoir des éléments qu’il découvrait au Moyen Age.

       

      4/ Le point important de la symbolique à développer me semble être, outre un aspect essentiellement relativiste (qui débouche sur une forme fractale), la possibilité d’aller en deçà du principe du tiers exclus.


      Le principe de séparabilité, voilà le fil rouge. Là encore, il faut renverser notre perspective : l’opération de taxinomie, point de départ de la science moderne fondé sur un retour à l’observation directe de la nature, ’est développé dans une société hautement cultivée. La possibilité de nommer, de classifier, présuppose la possibilité de discriminer les choses.

      Il faut donc avancer encore d’un pas, faire table rase des présupposés dont nous prenons conscience, sous peine de limiter notre compréhension par des à-priori culturels. Comme le fait remarquer Lévi-Strauss (reprendre sa remarque sur ce point dans Tristes tropiques), on se trompe en pensant les peuples sauvages près de la nature : leur vie sociale est au contraire extrêmement riche et développée, et ils n’ont de cesse de radicaliser leur distance d’avec la nature, d’autant plus qu’elle les cerne plus intimement que nous-mêmes. Le paradoxe de la démarche scientifique consiste donc, pour évoluer, à se dépouiller au maximum de notre culture (d’en faire l’épochè), allant ainsi au rebours de la pensée sauvage qui, elle, s’enkyste dans les formes culturelles qu’elle développe.

      Dans cette perspective, il est un point particulièrement prégnant dans le mode de penser dont nous avons hérité des grecs : c’est le principe du tiers exclus. Or, l’évolution très récente de la mécanique quantique nous oblige à relativiser ce concept.


      J’explique : au niveau quantique, c'est-à-dire à très petite échelle, il y a superposition des états. Une particule peut à la fois être et ne pas être là (c’est le paradoxe du chat de Schrödinger qui peut, tant que l’on ne l’observe pas, être ou ne pas être vivant). Autrement dit, la mécanique quantique ne répond pas à l’axiome du tiers exclus.

      Maintenant, les considérations les plus contemporaines nous invitent à considérer la mécanique classique, comme découlant de cette mécanique quantique que l’on doit considérer comme plus fondamentale. La disparition de l’aspect quantique étant du au fait qu’au niveau macroscopique les éléments observés sont tellement « complexes » (à reformuler sans doute, il ne s’agit pas de complexité au sens d’Edgar Morin mais du fait que les états accessibles par l’ensemble observés sont très proches les uns des autres, et que l’action de l’environnement y est moins « sensible ») que les perturbations qu’apportent l’observateur à l’élément observé ne peut faire bouger ce dernier que peu de l’état qu’il avait avant l’observation (on peut remettre ici le principe de Ferma. C'est-à-dire que le chemin stable de la lumière est le chemin extrémum, c'est-à-dire celui qui varie le moins (dérivée seconde nulle)). Il y a donc renversement de perspective : la mécanique quantique fonde la mécanique générale.

      Pour suivre une évolution parallèle, nos modes de penser doivent évoluer: le principe du tiers exclus n’est pas premier. Nous devons accepter d’être et de ne pas être dans un état particulier : accepter d’aimer et de haïr d’un même mouvement, actif et inactif en même temps, et surtout se poser comme individu, en même tant que partie d’un tout. A la limite, accepter de se concevoir soi-même comme une entité indistincte du tout. Vous voyez que nous ne sommes pas loin de la vacuité bouddhiste.

      Dans ce retournement de perspective, ma séparation d’avec le monde (qui aboutit à la constitution du Moi), ne peut venir que de l’appréhension d’une certaine stabilité de mes perceptions, ce qui suppose le principe de répétition (il fallait bien en revenir là) d’avant le principe de plaisir de Freud (on retombe à ce sujet sur le petit Hans qui joue avec un bouchon relié à un fil, le rejette encore et encore de son berceau pour, en tirant sur la ficelle, avoir le plaisir à chaque fois de le retrouver tel qu’en lui-même).

      Il est de la nature d’un symbole d’être ambivalent, donc en deçà du principe du tiers exclu, plus primitif en quelque sorte. Les grecs, en formulant ce principe limitaient la production imaginaire que l’on en pouvait tirer, pour satisfaire à leur (notre) conception de la logique. Ce que nous enseigne la mécanique quantique, c’est qu’il est temps de rejeter celui-ci : les objets de notre conscience ne sont pas des données premières, mais se constituent à force de répétitions à partir de notre expérience. C’est la répétition qui donne sens à nos observations et en dégage des signifiants. C’est la récurrence des formes (des structures) que nous construisons entre signifiants qui donne sens à leur invariance et en dégage des symboles qui, rétroactivement formateront notre imaginaire.

      J’emploie à dessin le terme de formater, pour souligner ainsi la nécessité, de temps en temps, de refaire le cycle complet de constitution de notre symbolique, sous peine de scléroser notre pensée, en la forçant à emprunter des formes  ne répondant plus à la variété de notre expérience. Nous en sommes là.

       

      A part cela, il est l'heure de l'apéro, et les rues d'Abidjan sont vides.

       

      Hari

      Par Hari Seldon - Publié dans : philosophie
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